Je viens de voir une série de données, c’est assez intéressant — en 2025, notre PIB par habitant sera d’environ 13 953 dollars, ce qui, en se référant aux données historiques du Japon, correspond à peu près au niveau du Japon vers 1985-1986.



À cette époque, c’était un tournant pour le Japon. Les États-Unis avaient exercé des pressions sur le Japon, aboutissant à la signature de l’Accord du Plaza, après quoi le yen s’est apprécié de près de trois fois par rapport au dollar en dix ans. Regardez comment le PIB par habitant du Japon a augmenté entre 1985 et 1995 — c’était vraiment une explosion. En 1995, la proportion du PIB japonais par rapport à celui des États-Unis a atteint un creux historique, seulement 72 %.

Et notre situation actuelle ? L’année dernière, le ratio du PIB chinois par rapport à celui des États-Unis était de 64,1 %, le plus haut (2021) étant de 76 %. Mais si l’on regarde le revenu disponible par habitant, l’année dernière, il venait juste de dépasser 6000 dollars, ce qui correspond à peu près à la fin des années 1970 au Japon.

Ce qui est intéressant, c’est pourquoi, en se référant au PIB par habitant du Japon, le revenu par habitant correspond à une année différente ? La raison est simple : notre proportion de revenu par habitant par rapport au PIB par habitant est trop faible. Non seulement elle est inférieure au niveau international, mais elle est même inférieure à celle du Japon dans les années 1980 (à cette époque, cette proportion dépassait 60 %, ce qui indiquait que les gens tiraient une part plus grande du PIB).

Cela soulève une question clé — la consommation des ménages est inférieure à 30 % pendant six années consécutives, alors qu’au début des années 1980, ce chiffre dépassait 50 %. Plus dur encore, le ratio de la dette par rapport au revenu par habitant est toujours élevé, avec une vitesse de baisse très lente. Cela signifie qu’une grande partie du revenu par habitant réel est en fait gonflée, car il faut aussi rembourser des dettes.

Donc, la logique est claire : d’un côté, la part du PIB que l’on peut tirer est plus faible, et de l’autre, la dette contractée auparavant (pour combler le déficit du PIB) est plus importante, ce qui affaiblit la rétroaction fiscale. L’année dernière, le ratio des recettes fiscales par rapport au PIB a atteint un nouveau plus bas, à seulement 12,6 %, ce qui indique que la qualité du PIB est un problème plus sérieux que sa croissance. Cela concorde avec les conclusions du rapport de la banque centrale.

En comparant la trajectoire historique du PIB par habitant du Japon, ce que nous affrontons maintenant n’est pas seulement une question de chiffres, mais aussi de structure et de répartition. S’il n’y a pas d’opportunités d’actifs à haut rendement, les ménages seront contraints de réduire leur consommation pour rembourser leurs dettes — c’est la logique fondamentale derrière la faiblesse de la consommation.
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