Récemment, j'ai constaté que beaucoup de personnes ont encore pas mal de malentendus concernant l'indicateur KDJ, alors je vais parler de ce qu'est le KDJ et comment l'utiliser du point de vue pratique.



En réalité, le KDJ est simplement un indicateur de oscillation, originaire du marché à terme, puis largement utilisé dans le marché boursier. Il calcule la relation entre le plus haut, le plus bas et la clôture sur une période donnée pour juger si une action est en situation de surachat ou de survente. En termes simples, c'est un outil pour repérer les points d'entrée et de sortie. La période par défaut est de 9 jours, mais vous pouvez l'ajuster selon vos préférences.

Sur la forme, le KDJ se compose de trois lignes : K, D et J, qui représentent la rapidité des variations de prix. Il y a un concept clé à bien comprendre : les valeurs de K et D évoluent entre 0 et 100, 50 étant la ligne de partage. Au-dessus de 50, on considère une tendance haussière, en dessous, une tendance baissière. La valeur J est la plus sensible, pouvant dépasser 100 ou descendre en dessous de 0.

En pratique, la technique que j'utilise le plus souvent consiste à observer les croisements d'or (golden cross) et de mort (death cross). Lorsqu'une ligne K croise la ligne D de bas en haut, c'est un signal d'achat (golden cross), indiquant une opportunité d'entrée ; inversement, lorsqu'elle croise de haut en bas, c'est un signal de vente (death cross) pour éviter le risque. Mais il y a une condition préalable : il faut toujours combiner cela avec une moyenne mobile. Si le prix reste longtemps en dessous de la moyenne mobile, même un golden cross ne doit être considéré que comme une opération à court terme.

Un signal plus fiable est le croisement secondaire. Lorsqu'il y a deux golden crosses autour de 20, cela indique que le fond est confirmé, et on peut envisager une position à moyen ou long terme. À l'inverse, deux death crosses autour de 80 sont un signal clair de vente. Mon expérience montre que la réussite des croisements secondaires est beaucoup plus élevée que celle des croisements simples.

Il y a aussi un phénomène souvent ignoré appelé « refus du death cross ». Lorsqu'une action monte, si le KDJ se prépare à faire un death cross mais ne le fait pas réellement, cela indique que la pression de vente a été absorbée. C'est souvent un point d'entrée à court terme. Si plusieurs refus de death cross apparaissent successivement, cela constitue un signal de reprise haussière, et le titre a tendance à continuer à monter.

Concernant la valeur J, c'est la ligne la plus sensible. Lorsqu'elle dépasse plusieurs jours consécutifs 90, cela indique généralement un sommet à court terme ; inversement, en dessous de 10, cela signale un fond à court terme. Mais il faut faire attention : ces signaux doivent être utilisés en conjonction avec le KD ou d'autres formations de sommet et de creux, car regarder uniquement J peut induire en erreur.

Un concept important est la « désensibilisation » ou « atténuation » (鈍化), qui désigne une situation où l'indicateur devient inefficace. En période de marché très forte ou très faible, le KDJ peut atteindre des niveaux extrêmes (haut ou bas) sans que cela ne reflète une véritable tendance. Dans ces cas, il ne faut pas se précipiter pour acheter ou vendre, mais attendre un golden cross ou un death cross clair. Beaucoup de traders sortent prématurément lors de ces phases de désensibilisation, ratant ainsi de belles opportunités.

J'utilise aussi souvent une approche multi-périodes. Par exemple, pour repérer un bon point de vente intra-journée, je regarde d'abord la zone de golden cross sur 60 minutes, puis sur 30 minutes, puis un death cross en intraday. Cela permet d'éviter de vendre au plus bas de la journée. La même logique s'applique pour le moyen et long terme : une action dont le daily, weekly et monthly chart montrent tous un golden cross est probablement une bonne candidate à conserver.

Mais il faut être honnête : le KDJ n'est pas une solution miracle. Il fonctionne très bien pour les actions de qualité, mais est moins fiable pour les actions peu liquides ou récemment introduites sur le marché, comme celles du marché PME ou petites capitalisations. En effet, ces actions ont un volume d’échange faible, et même si le KDJ montre de fortes fluctuations, le prix réel peut ne pas bouger beaucoup, limitant ainsi le potentiel de profit.

Il faut aussi faire attention à une manœuvre des gros investisseurs : utiliser le KDJ pour manipuler le marché. Ils peuvent volontairement faire baisser le prix pour générer un death cross, puis, après que les petits investisseurs ont vendu, ils relèvent rapidement le prix, transformant le death cross en golden cross. Dans ce cas, il est conseillé de combiner avec une ligne de tendance. Si le prix reste au-dessus de la tendance, cela indique probablement une manipulation de type « lavage » (wash trading), et il ne faut pas sortir immédiatement à cause du signal de death cross.

En résumé, la question « qu’est-ce que le KDJ ? » revient à se demander si c’est un outil pratique. Bien utilisé, il peut vraiment aider à repérer les points d’entrée et de sortie, mais il faut toujours le combiner avec d’autres indicateurs et l’analyse du marché. Il ne faut pas s’y fier aveuglément, surtout en période de marché extrême : méfiez-vous des signaux de désensibilisation et des manipulations par les acteurs majeurs.
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